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Actualités financières

Actualités Financières - Semaine du 19/02

Macron relance l'idée d'une dette européenne commune

Le président français plaide pour un nouvel emprunt mutualisé afin de renforcer la souveraineté et l'investissement stratégique de l'Union européenne.

Emmanuel Macron a relancé l'idée d'un nouvel emprunt commun européen, appelant les Vingt-Sept à créer rapidement des eurobonds pour financer des investissements stratégiques, notamment dans la défense, les technologies vertes, l'intelligence artificielle et le quantique. Selon lui, cette dette mutualisée permettrait de renforcer la souveraineté financière européenne et de réduire la dépendance au dollar.

Il évoque un besoin d'environ 1 200 milliards d'euros d'investissements annuels, publics et privés, pour maintenir la compétitivité du continent, via de grands programmes européens et des appels d'offres communs. Dans la continuité du plan mis en place pendant la crise du Covid, l'objectif serait cette fois d'adopter une stratégie plus offensive en matière d'innovation.

Le projet divise toutefois les États membres, certains pays du Nord restant opposés à une nouvelle mutualisation des risques. Macron envisage donc une coopération à géométrie variable si un accord à 27 ne voyait pas le jour, alors que le débat doit se poursuivre lors d'un sommet européen sur la compétitivité.

Sources : Financial Times

La Chine s'enfonce dans la déflation

Faiblesse de la demande intérieure et pressions sur les prix alimentent les craintes d'un ralentissement durable de l'économie chinoise.

La Chine s'enfonce dans une dynamique déflationniste, marquée par une baisse répétée des prix à la consommation, signe d'une demande intérieure faible et d'une crise immobilière persistante. L'indice des prix reste en territoire négatif, tandis que les exportations, pilier de la croissance, ralentissent.

La faiblesse des dépenses des ménages, qui reportent leurs achats en anticipant de nouvelles baisses de prix, entretient cette spirale. Le chômage des jeunes et la crise immobilière pèsent sur la confiance et la richesse des ménages. Les autorités doivent donc relancer la demande sans aggraver des déséquilibres déjà importants, notamment en matière de dette.

Plusieurs observateurs rapprochent la situation de celle du Japon dans les années 1990, avec le risque d'une longue période de croissance molle et de surcapacités. Les tensions commerciales avec les États-Unis accentuent la pression sur les exportations. Cette déflation pourrait peser durablement sur les prix mondiaux et sur les marges des entreprises exportatrices européennes.

Sources : Amundi

Le CAC 40 au sommet

L'indice phare de la Bourse de Paris atteint un nouveau plus haut historique, porté par les valeurs bancaires et industrielles.

Le 12 février 2026, le CAC 40 a inscrit un nouveau record en séance, dépassant pour la première fois les 8 400 points (pic autour de 8 437) avant de clôturer près de 8 340 points. L'indice progresse d'environ 2,3% depuis le début de l'année, après plus de 10% en 2025, confirmant le dynamisme de la Bourse de Paris.

Cette hausse s'appuie sur des résultats d'entreprises globalement supérieurs aux attentes. Des poids lourds comme Michelin, Danone, Legrand et EssilorLuxottica ont tiré l'indice, soutenu par des publications solides et parfois des relèvements d'objectifs. Un climat politique plus stable en France et un regain d'intérêt pour les actions européennes ont aussi favorisé les flux acheteurs.

Les marchés restent toutefois attentifs aux futures baisses de taux des banques centrales et aux données d'inflation américaine, clés pour confirmer un scénario de croissance modérée et d'inflation maîtrisée. Ce record reflète ainsi un optimisme sur les profits, tempéré par la prudence face à l'évolution des politiques monétaires.

Sources : Euronext

Air Liquide au sommet de sa performance

Le groupe français affiche des résultats historiques, confirmant la solidité de son modèle et sa capacité d'innovation dans les gaz industriels.

Air Liquide a publié des résultats annuels record, confirmant une croissance rentable continue. Le chiffre d'affaires est passé de 23,3 milliards d'euros en 2021 à près de 27,1 milliards en 2024, tandis que le résultat net part du groupe atteint environ 3,3 milliards. La marge opérationnelle dépasse 18% en 2024, contre 17% trois ans plus tôt.

Le bilan s'est nettement renforcé : les capitaux propres ont progressé à plus de 27,6 milliards d'euros et le ratio d'endettement a reculé d'environ 62% à 38%. La rentabilité financière reste solide (12%-13%), reflétant un usage efficace des capitaux, notamment pour financer le développement dans l'hydrogène et les gaz liés à la transition énergétique.

Les derniers chiffres trimestriels confirment la dynamique, malgré un léger recul dans la Grande industrie et l'Électronique. La direction vise une nouvelle hausse de la marge et du bénéfice net récurrent en 2025, confortant le positionnement du groupe comme acteur clé des solutions bas carbone et valeur attractive de long terme.

Sources : Bloomberg